La plupart des audits gratuits sont des argumentaires commerciaux déguisés : ils listent des alertes que l'interface signale déjà, concluent qu'il faut augmenter le budget, et passent à côté des deux ou trois choses qui font réellement la différence.
Un audit ne sert pas à tous les comptes. Voici les signes qui disent qu'il vaut la peine, et ceux qui disent qu'il est prématuré.
Un audit serait prématuré
Il n'y a pas encore assez d'historique ni d'enjeu pour qu'un audit révèle quoi que ce soit d'actionnable.
En parler quand mêmeLa plupart des audits gratuits listent des alertes que l'interface signale déjà. Un audit utile regardé ce que l'interface ne dit pas.
Un audit utile se termine par trois priorités classées, pas par une liste de quarante points tous marqués importants.
Un audit qui commence par les enchères produit des recommandations sur les enchères. C'est une évidence qui explique pourquoi tant d'audits concluent qu'il faut augmenter le budget : ils n'ont regardé que l'endroit où cette réponse est la seule possible.
L'ordre ci-dessous va du plus structurant au plus cosmétique. Chaque étage ne se lit qu'une fois le précédent validé, parce qu'un problème en amont rend les chiffres en aval ininterprétables.
La plupart des audits commencent au quatrième étage. C'est pour cela qu'ils concluent si souvent qu'il faut augmenter le budget.
Les conversions remontées correspondent-elles à ce qui se passe réellement chez vous. Écart avec le back-office, doublons, événement de substitution, effet du consentement. Rien d'autre ne peut être conclu tant que ce point n'est pas tranché.
Marque contre hors marque, réseau de recherche contre partenaires et display, ciblage géographique, exclusions. C'est là que se trouve le gaspillage le plus massif et le plus facile à supprimer.
Le rapport de termes de recherche, lu ligne à ligne sur une période suffisante. Aucun autre document ne dit aussi directement où part l'argent.
Organisation des campagnes, stratégie d'enchère au regard du volume de conversions disponible, budgets limitants. Utile, mais seulement une fois les trois étages précédents sains.
Pertinence, extensions, cohérence entre la requête, l'annonce et la page d'arrivée. Le plus visible, le plus souvent audité en premier, et rarement le plus rentable.
Un audit qui ne regarde que les enchères ne peut conclure qu'une chose sur les enchères. Le problème est rarement là.
Conversions déclarées par Google Ads sur la période, commandes ou dossiers effectivement enregistrés chez vous, taux d'acceptation du bandeau de consentement. Un écart qui ne s'explique pas par le consentement signale un problème de mesure, et c'est le premier chantier.
Séparation des requêtes contenant votre nom. Elles convertissent mécaniquement mieux et embellissent toutes les moyennes du compte. Tant qu'elles sont mélangées, le coût par acquisition global ne dit rien de votre capacité à conquérir de nouveaux clients.
Sur une période suffisante pour être représentative, ligne à ligne, en classant par dépense. C'est long, ce n'est pas automatisable, et c'est systématiquement là que je trouve les postes de gaspillage les plus importants.
Partenaires du réseau de recherche et extension au Display activés par défaut, ciblage géographique élargi aux personnes simplement intéressées par la zone, absence de listes d'exclusion. Quatre réglages qui, mal posés, consomment une part importante du budget sans jamais apparaître comme un problème.
Une stratégie automatique demande un volume de conversions minimal pour apprendre. En dessous, elle produit des résultats erratiques qu'on attribue à tort au marché. Je vérifie que ce que le compte demande à l'algorithme est à la portée de ce qu'il lui donne.
Pas quarante points tous marqués importants. Trois chantiers, dans l'ordre où les traiter, avec l'effet attendu et ce qu'il faut pour les mener. Un audit dont on ne peut pas sortir une décision n'a servi à rien.
Dans Google Ads, chaque intervention est horodatée et attribuée à un utilisateur. Un compte réellement piloté montre des changements hebdomadaires sur les mots-clés, les annonces et les exclusions. Quelques ajustements de budget par trimestre signalent un compte laissé en pilotage automatique.
Classez-le par coût décroissant sur les trois derniers mois et lisez les trente premières lignes. Si vous y trouvez des recherches qui n'ont rien à voir avec ce que vous vendez, vous venez d'identifier votre premier poste de gaspillage sans aide extérieure.
Comparez le nombre de conversions déclarées par Google Ads sur un mois avec le nombre de commandes ou de dossiers réellement enregistrés. Un écart important dans un sens comme dans l'autre est le signal le plus fiable qu'il faut regarder la mesure avant les campagnes.
Votre objectif d'un mois, et l'investissement que Google Ads demande pour l'atteindre.
Ordre de grandeur, sur les repères du marché français. Affiner avec le simulateur complet
Décrivez-moi ce qui vous inquiète et votre budget mensuel. Je vous dis ce que je regarderais en premier.
Google est déjà cochée. Ajoutez d'autres régies si votre dispositif en compte plusieurs.
Sélectionnez une ou plusieurs plateformes publicitaires.
Montant investi mensuellement sur l'ensemble des régies sélectionnées.
Reprise de compte existant ou création d'un nouveau compte publicitaire. Configuration initiale complète : tracking, pixels, conversions API, audiences, structure des campagnes.
Analyse détaillée de vos comptes publicitaires existants. Rapport actionnable avec diagnostic des freins et recommandations stratégiques priorisées par impact.
Donnez-moi votre budget mensuel et ce qui vous inquiète. Je vous dis ce que je regarderais en premier, avant même de parler de mission.
Un process simple, transparent et rapide. Pas de tunnel commercial interminable.
Je reviens vers vous rapidement avec une proposition de créneau pour échanger.
Vos enjeux, votre contexte, vos objectifs. Je diagnostique, sans bullshit.
Si ça matche, une proposition claire avec périmètre, timing et tarifs.
Les outils et les pages qui prolongent l'audit.